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Trump souffre de maladie mentale

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Mardi, Trump disait : « Une civilisation entière va mourir ce soir ».

Le soir même, il annonce un cessez-le-feu.

La civilisation perse a encore quelques jours devant elle.

Non, pas « fiou » du tout. Pas « fiou » pantoute.

Ben voyons, diront certains, vous y avez cru ?

C’était la classique tactique de négociation du super-promoteur immobilier de Manhattan.

Il menace de tout casser, arrache quelques concessions, recommence à menacer, et ainsi de suite.

Il ne faudrait plus s’énerver. On s’est habitués. C’est un narcissique, il veut de l’attention. Circulez, il n’y a rien à voir.

Il y a les bouffonneries et les outrances, et puis il y a ceci.

On est ici dans autre chose.

Menacer de rayer de la carte une civilisation, c’est une position génocidaire.

Imaginez un couple dans lequel un des partenaires dirait à l’autre : « Tu fais ce que je dis ou je te tue ».

Imaginez un inconnu dans la rue qui vous dirait cela.

Dans le Code criminel canadien, l’article 264.1 l’interdit en toutes lettres.

Évidemment, nous sommes ici dans le domaine des relations internationales, où le droit cède toujours devant la force brute.

Mais dans le cas présent, la force brute vient d’où exactement ?

De la puissance militaire américaine ? Pas exactement.

Au milieu des années 90, un livre est paru et a fait grand bruit.

Il s’intitulait Ces malades qui nous gouvernent.

Les auteurs, Pierre Accoce et Pierre Rentchnick, expliquaient les maladies graves dont souffraient d’importants dirigeants politiques à des moments cruciaux de notre histoire.

Roosevelt est très malade à Yalta, en 1945, quand les vainqueurs de la guerre se repartagent le monde en zones d’influence.

Kennedy est dans son lit, très affaibli, pendant une bonne partie de la crise des missiles de Cuba de 1962.

La paranoïa absolue alimentait la rage meurtrière de Saddam Hussein et de Mouammar Kadhafi.

Plusieurs dirigeants de l’ex-URSS étaient carrément séniles, mais contrôlaient un arsenal nucléaire faramineux.

La liste est interminable.

Évidemment, plus un régime est totalitaire, plus on peut cacher la vérité.

Si on a des yeux et des oreilles, il est devenu clair qu’il faut carrément s’interroger sur le déclin accéléré des facultés mentales de Trump.

En fait, au-delà de l’interrogation, on doit commencer à répondre par l’affirmative.

Jusqu’à il y a peu, il était incohérent, excessif, grossier, contradictoire, tout ce que vous voulez, mais il ne menaçait pas de rayer de la carte une civilisation au complet.

Le 25e amendement de la Constitution américaine prévoit notamment la possibilité de remplacer le président lorsque le vice-président et une majorité des ministres ou du Congrès ne l’estiment plus capable d’assumer ses fonctions.

Mais on a très raisonnablement omis d’y insérer des critères médicaux précis.

Évidemment, cela n’arrivera pas.

La réalité est pourtant sous nos yeux.

La plus grande puissance du monde est gouvernée par un homme qui n’a plus toutes ses facultés mentales.


© Le Journal de Québec