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Alex Hilton, ce dur au grand cœur blessé

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La disparition rapide du boxeur Alex Hilton, mort à 61 ans, me chagrine beaucoup et réveille de beaux souvenirs de lui.

Dans les années 1990, mon souci constant était de le sortir de la délinquance pour lui faire voir du beau.

Je secondais Denis Sicotte, un ancien col-bleu qui veillait sur Alex quotidiennement.

Histoire méconnue : lorsque le fils de Guy Lafleur, Mark, s’est retrouvé en prison, Alex Hilton s’est fait son protecteur, ce pour quoi le Démon blond lui était reconnaissant.

Lorsqu’Alex a ouvert son studio de boxe, j’ai joint mon ami Ben Weider, grand amateur de Napoléon comme moi, et je l’ai persuadé de faire don au gymnase du matériel d’entraînement nécessaire.

Lui qui avait peu fréquenté l’école, il me posait des questions sur l’Écosse de ses ancêtres. Je lui parlais de ce pays, de ses liens avec la France.

Côté voyage, j’ai emmené Alex à la baie d’Hudson, à Churchill, voir les ours polaires.

C’était un bonheur de constater son émerveillement devant la nature intacte et ces colosses blancs.

Je lui ai présenté la fille d’un restaurateur dont je fréquentais souvent l’établissement. À ma grande surprise, les deux sont tombés amoureux.

Ils se sont mariés, ont acheté une maison, ont eu deux enfants. Voilà que mon Alex était casé !

Mais ce bonheur tranquille ne durait jamais longtemps avec Alex, tout comme avec les autres Hilton du même clan de boxeurs.

J’ai négocié ses contrats de boxe pendant dix ans.

Lors de son combat d’adieu, le dernier avant sa retraite, je lui ai rappelé que, peu importe le résultat, il devait s’adresser à la foule québécoise pour la remercier en français seulement. Ce qu’il a fait.

J’offre ma sympathie à ses proches et ceux qui l’aimaient.


© Le Journal de Québec