Artemis 2: un lancement qui fait du bien

Les bonnes nouvelles se font rares ces temps-ci, surtout avec l’arrivée de Donald Trump à la tête des États-Unis. Le monde est bouleversé, des pays bombardés...

On peine à suivre le président narcissique et impulsif.

Puis, mercredi, on a eu droit à une petite pause, un petit baume : la fusée Artemis 2 a décollé sans problème, les astronautes ont pu se placer en orbite autour de la Terre et tester le matériel avant d’entreprendre un voyage vers la Lune.

Une opération qu’on n’a pas tentée depuis 50 ans. C’est le premier vol habité du vaisseau spatial Orion qui permettrait de faire des tests pour être prêt à des voyages spatiaux habités.

On n’est pas dans le tourisme spatial ici !

En plus, un Canadien y participe. La mission montre que nous sommes toujours capables de relever ce genre de défis difficiles.

Surtout que nous pouvons les faire ensemble, avec les États-Unis, malgré le président actuel !

Pensez-y, malgré les guerres, les coups de gueule : des Russes, des Américains et une Française sont actuellement dans la station spatiale internationale !

Ils travaillent ensemble !

Sur Artemis, je peux comprendre ceux qui ne sont pas trop excités par la mission. On a réussi l’exploit de marcher sur notre satellite en 1969... avec des ordinateurs pas plus puissants que nos calculatrices !

Aujourd’hui, à l’ère de l’intelligence artificielle, on devrait pouvoir faire ça les doigts dans le nez ? Non ! C’est encore compliqué. On doit réapprendre ce qu’on a oublié.

En même temps, pourquoi ? Pourquoi ces milliards pour aller dans l’espace ?

L’argent pourrait aller ailleurs. Des milliards de personnes ont faim. On pourrait offrir de l’eau pure, de l’électricité à faible coût et renouvelable...

Donc oui, l’argent pourrait aller ailleurs.

Cette ambition scientifique, même si elle est motivée par la mégalomanie de certains, permet tout de même de pousser l’humanité plus loin !

Oui, les recherches de la NASA pourraient être plus axées vers des énergies renouvelables ! Déjà, les panneaux solaires sont essentiels dans l’espace !

L’important est toutefois ailleurs.

Cette ambition spatiale fait partie de l’expérience humaine. Depuis toujours, on scrute l’espace, on l’étudie, on cherche.

Il fait même partie de notre quotidien...

Pensez aux jours de la semaine, hérités du latin et associés aux astres et aux planètes connus dans l’Antiquité ! Lune, Mars, Mercure, Jupiter, Vénus et Saturne...

Pensez aussi à ceux qui croient que la position des étoiles à la naissance détermine la vie.

On se questionne aussi depuis la proverbiale nuit des temps si on est les seuls dans cet univers.

Peut-être. Peut-être que non si on se fie à Barack Obama...

Une chose est sûre, regarder notre planète de l’espace peut donner le vertige.

Ou faire du bien : on se rappelle qu’on est une petite boule, couverte d’eau, qu’on est petit, très petit comme planète et comme espèce... ça relativise les choses.


© Le Journal de Montréal