Y en a vraiment pas de facile à la Bourse!

Depuis le déclenchement de la guerre entre les États-Unis, Israël et l’Iran et la paralysie du détroit d’Ormuz, les grands spéculateurs en profitent pour jouer au plus fort la poche, au gré des menaces et des annonces de Donald Trump.

Cette situation explique la forte volatilité des marchés boursiers, ainsi que celle du prix du baril de pétrole.

De nature plus calme, les investisseurs institutionnels, comme les caisses de retraite et les fonds communs de placement, sont néanmoins sur le qui-vive, devant l’éventualité d’un repli soudain des indices.

Pour leur part, les investisseurs aux poches profondes profitent généralement des fortes baisses de la Bourse pour mettre le grappin sur des titres momentanément sous-évalués.

Mais ça prend un degré élevé de tolérance aux risques et beaucoup d’argent.

Pendant ce temps-là, que doivent faire les petits investisseurs avec leurs modestes portefeuilles ? Historiquement parlant, la « meilleure stratégie » se résume à ceci : laissez passer la tempête et prenez votre mal en patience !

Il suffit de jeter un coup d’œil à l’évolution de la Bourse depuis le déclenchement de la guerre pour se rendre compte qu’en l’espace d’un mois et demi, le marché boursier a subi une correction sévère avant de recouvrer une bonne partie de ses pertes.

Voici la correction récente des principaux indices nord-américains par rapport à leurs récents sommets historiques, suivie de la hausse survenue depuis le creux de la correction.

INDICE CORRECTION HAUSSE

(Depuis le sommet) (Depuis le creux)

S&P/TSX : -9,84 % | +7,5 %

S&P 500: -9,80 % | +7,9 %

Dow Jones : -10,8 % | +6,97 %

NASDAQ : -15,86 % | +10,0 %

Cela dit, la période trouble en Bourse va se poursuivre tant et aussi longtemps que la PAIX ne sera pas clairement et solidement conclue entre les États-Unis, Israël et l’Iran.

On traverse financièrement une période très difficile.

La Bourse est très volatile et risquée. Le marché obligataire (obligations gouvernementales et corporatives) procure un rendement anémique (inférieur à 2 %). Les placements sûrs, comme les CPG (certificats de placement garantis), rapportent des pinottes (moins de 3 % sur 1 an).

Et pendant ce temps-là, le panier d’épicerie coûte de plus en plus cher. Les automobilistes se font saigner le portefeuille. Les emprunteurs ont peu de chances de voir les taux d’intérêt baisser. Des travailleurs perdent leur emploi à cause des tarifs imposés sur les exportations canadiennes vers les États-Unis.

Y en a vraiment pas de facile pour notre portefeuille !


© Le Journal de Montréal