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Parizeau disait: «Ça existe, la notion de trop»

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Jacques Parizeau, en 2008, commentant le rapport Bouchard-Taylor, et s’intéressant au poids de l’immigration au Québec, avait dit les choses clairement : « Ça existe, la notion de trop ».

Il constatait alors que les accommodements raisonnables à répétition étaient le symptôme d’une société recevant plus d’immigrés qu’elle ne pouvait en intégrer.

Il l’avait déjà dit, le 30 octobre 1995, le soir du référendum, dans des termes moins pondérés, en constatant que la politique d’immigration fédérale avait créé un verrou démographique pour empêcher le Québec d’accéder à l’indépendance.

Il notait à sa manière que l’alignement systématique du vote issu de l’immigration sur le vote anglophone témoignait d’un échec de l’intégration servant les intérêts du régime canadien.

Nous sommes en février 2026, et les Québécois font le même constat.

Le sondage Léger auquel Le Journal faisait écho vendredi nous rappelle qu’ils sont 52 % à trouver que le Québec a accueilli trop d’immigrés ces dernières années.

Ce chiffre témoigne, par ailleurs, d’une vraie résistance des Québécois devant la propagande immigrationniste qu’on leur impose depuis quelques semaines, autour des « travailleurs temporaires ».

Le Québécois francophone moyen, qui ne suit pas ce dossier dans le détail, se laisse aisément bluffer par le récit des « temporaires ».

Il se voit comme un bon gars, qui accommode ce temporaire, sans avoir conscience, on le comprend, de tout ce qu’il représente.

Mais dès lors qu’il voit l’immigration massive, il comprend que rien ne va plus et que la noyade s’accélère.

À Montréal, il n’est plus chez lui. À Laval non plus. Demain, ce sera le cas dans les 450 et à Québec – ce qui enthousiasme le maire Marchand, nous en reparlerons.

Autrement dit, les Québécois comprennent ce qui leur arrive, et ils ne se laissent pas intimider ni endoctriner, même si des élites cherchent à leur imposer l’immigration massive à tout prix.


© Le Journal de Montréal