Le luxe qu’on gaspille chaque jour
J’ai appris cette semaine que des villes comme Rosemère imposaient des frais supplémentaires aux gens qui consomment trop d’eau. Et ça m’a fait repenser à toutes ces petites habitudes du quotidien où l’eau coule plus qu’elle ne le devrait.
Laisser couler le robinet pour se servir un verre d’eau bien froid le matin, oublier de fermer l’eau pendant qu’on se brosse les dents, étirer un peu trop le temps sous la douche pour chanter une chanson de plus. Faire fonctionner le lave-vaisselle même s’il n’est pas rempli. Lancer une brassée de lavage quotidienne par habitude.
Des gestes répétés, qui finissent par s’accumuler.
Des réflexes bien ancrés
Il y a aussi d’autres gestes qui ne passent plus inaperçus, comme quand on voit un monsieur tasser les feuilles de son entrée avec de l’eau. Je ne dois pas être la seule à avoir envie de lui crier de fermer son boyau !
Vous le savez comme moi, au Québec, on est vraiment chanceux d’avoir accès aussi facilement à l’eau. Beaucoup d’entre nous ont grandi avec l’impression de ne pas avoir besoin de se restreindre ni de s’interroger sur notre consommation. Et c’est peut-être pour ça que, pour plusieurs, c’est plus long de revoir leurs habitudes.
Quand on nous impose des limites
Ces règles que les villes imposent sur l’eau viennent mettre un cadre là où on n’en avait pas vraiment, et au fond, ça fait du bien parce que ça nous oblige à voir des habitudes qu’on laissait passer sans trop y penser.
Au fond, on le sait que l’eau est précieuse. Mais entre le savoir et penser à tous les gestes qu’on peut améliorer au quotidien, il y a parfois un écart.
Ces limites sur la consommation d’eau ne sont pas là pour compliquer nos vies, mais pour nous aider à mieux faire. Et honnêtement, ce ne serait pas une mauvaise chose qu’elles se multiplient à travers la province.
