Marre des crottes de chiens! |
Les psychologues vous le confirmeront : la marche en forêt est bénéfique pour la santé mentale. Mais lorsque cette forêt prend des allures de dépotoir à ciel ouvert en raison des excréments de chiens laissés à la traîne, ça gâche le plaisir.
Je m’excuse à l’avance à tous ceux qui prennent leur café et qui déjeunent en lisant ces lignes. Mais le jeu en vaut la chandelle, pour les amoureux de la nature et de la marche en forêt, avec ou sans chien.
Folle des animaux, et propriétaire d’un chien que j’adore, je parcours de nombreux boisés de Québec. Marcher dans les sentiers en écoutant le chant des oiseaux et en observant toutes sortes d’animaux, en toutes saisons, c’est revigorant et ressourçant.
Or, force est de constater que, depuis la pandémie, qui a fait bondir le nombre d’adoptions de chiens domestiques, de nombreux sentiers se sont transformés en véritables dompes à cacas de chiens.
C’est particulièrement pénible lors d’épisodes de redoux, et que dire du printemps, où les excréments laissés là réapparaissent et souillent les sentiers et leurs abords. Ce n’est pas hygiénique, c’est malpropre, et c’est néfaste pour l’environnement.
Règlements et bon sens
Évidemment, on ne peut blâmer les chiens de faire leurs besoins.
On a inventé les toilettes pour les humains il y a longtemps, pour des raisons d’hygiène et pour éviter la propagation de maladies. Dans le même objectif, on a aussi inventé les sacs biodégradables pour ramasser les besoins des chiens.
Il y a des poubelles pour jeter lesdits sacs, qui sont généralement disposées à différents endroits le long des sentiers et dans les parcs.
C’est une simple question de propreté et de civilité. Des règlements qui rendent le geste obligatoire existent également dans presque tous les parcs municipaux et nationaux, et prévoient des amendes. À Québec, ces amendes varient de 150 $ à 1000 $ pour une première infraction, et de 300 $ à 2000 $ en cas de récidive.
Évidemment, les villes ne peuvent pas commencer à jouer à la police des crottes de chien. Dans un but d’éducation et de sensibilisation, dans le cas de Québec par exemple, on pourrait certainement ajouter des panneaux où on explique les impacts sur l’environnement. Ce serait déjà un pas.
Mais on devrait pouvoir se fier sur le bon jugement et la propreté des propriétaires de chiens.
Et ne venez pas dire que c’est naturel. Le chien n’est pas un animal sauvage qui vit dans la forêt. Il ne trouve pas sa nourriture dans les bois, et ses excréments, qui peuvent devenir des sources de virus, de bactéries et de parasites lorsqu’ils s’y décomposent, ne devraient pas s’y retrouver, et pas en aussi grand nombre non plus.
« En se décomposant, les cacas de chiens laissent des quantités d’azote et de phosphore nuisibles pour les écosystèmes », explique-t-on sur le site web de Parcs Ontario, qui a pris la peine de détailler une fiche à ce sujet.
« Au-delà de l’aspect esthétique médiocre, peut-on lire, les excréments de chien constituent un danger pour la santé des humains, des animaux sauvages et des autres chiens. »
C’est exactement ce que pourraient indiquer des affiches préparées par la Ville de Québec, par exemple, dans les sentiers. Si ça peut éviter que les bois se transforment en toilettes à ciel ouvert, c’est plus que pertinent.