Madame Fréchette, votre silence parle fort |
Il y a six semaines, des milliers d’organismes ont dit haut et fort ce que tout le monde savait tout bas : le communautaire est à boutte. À bout de ressources pour tenir le filet social. À bout de moyens pour accompagner les plus vulnérables à défendre leurs droits et combler leurs besoins de base. À bout de capacité à retenir des gens dévoués que des conditions indignes poussent, un à un, vers la sortie de secours.
Ce mouvement sans précédent a soulevé un élan de solidarité rare : dans la population, dans les médias, auprès du milieu municipal, de la philanthropie, et même auprès des partis politiques de toutes allégeances. Le 24 mars dernier, l’Assemblée nationale elle-même adoptait à l’unanimité une motion reconnaissant l’urgence d’agir.
Puis Christine Fréchette est devenue première ministre. Une rencontre a eu lieu avec son cabinet. Des échanges prometteurs. Une fenêtre entrouverte. De l’espoir. Des demandes simples, documentées et urgentes :
• Un fonds d’urgence de........