Itinérance: place aux actions concrètes! |
À l’approche du scrutin, les engagements des différents partis politiques en matière de logement, de mesures d’urgence et de prévention de l’itinérance se précisent.
Toutefois, cette considération électorale doit s’inscrire dans une volonté de réduire durablement l’itinérance. Gérer les conséquences de la crise est nécessaire. S’y limiter ne l’est plus. Le véritable défi consiste à réduire les nouvelles entrées dans l’itinérance tout en créant les conditions nécessaires à des sorties durables et en renforçant les conditions permettant le maintien en logement.
Malgré la diversité de nos missions, nous partageons la même conviction : l’itinérance n’est pas une fatalité parce qu’il est possible d’agir sur les causes.
Nous saluons les engagements visant à reconnaître l’expertise des organismes communautaires et à renforcer leur financement. Devenus, par la force des choses, le dernier filet social pour un nombre croissant de personnes en situation de précarité, ces organismes jouent un rôle essentiel dans la réponse à la crise.
Mais l’intervention d’urgence, aussi indispensable soit-elle, ne peut à elle seule résoudre le problème de l’itinérance ni même freiner sa progression.
Le constat est préoccupant. Le nombre de personnes en situation d’itinérance visible a plus que doublé en sept ans. En parallèle, l’itinérance coûte aujourd’hui plus de 1,15 milliard de dollars par an aux gouvernements du Québec et du Canada1, sans compter les dépenses assumées par les municipalités. Cette trajectoire n’est ni socialement acceptable ni financièrement soutenable.
Cette réalité devrait nous amener à une conclusion simple : aucune stratégie crédible ne pourra........