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Le love-in libéral dans Terrebonne

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La victoire libérale à Terrebonne l’a confirmé : Mark Carney flotte encore sur des nuages. Même un comté naturellement réceptif au Bloc n’a pas échappé à l’urgence d’offrir une majorité à Mark Carney. Toute la campagne libérale a porté là-dessus.

Dans les faits, la candidate bloquiste ne se battait pas contre Tatiana Auguste, qui n’a d’ailleurs accepté qu’un seul débat sur la dizaine proposée par la communauté. Le vrai duel l’opposait à Mark Carney lui-même.

Des ressources libérales hors du commun

Il faut mesurer ce qui s’est passé.

Dès le jour 1, toute la machine rouge s’est installée sur le terrain. Des moyens immenses. Des visites répétées du premier ministre. Et, comme si ce n’était pas assez, le parti avait son congrès national à Montréal la fin de semaine précédant le vote : 4500 délégués de partout au Canada réunis, des centaines de militants disponibles pour aller cogner aux portes et stimuler la participation des électeurs.

Le lieutenant du Québec Joël Lightbound informait que le PLC avait cogné à 45 000 portes. Pour prendre la mesure de l’armada libérale, lors de la dernière partielle dans Chicoutimi, le PQ, reconnu pour être très militant, avait réussi à cogner à 10 000 portes. C’est tout de même curieux que le PLC, qui prétendait n’avoir aucune assise dans Terrebonne, ait réussi 45 000 portes.

La peur de Trump et la lune de miel Carney au rendez-vous

Depuis des semaines, la peur provoquée par Donald Trump et l’instabilité qu’il fait planer sur l’économie dominent les discussions. Le message libéral a passé : pour éviter l’incertitude, il fallait voter rouge.

Cette victoire ne signifie pas que le Bloc s’effondre bien au contraire, son vote s’est accru et la défaite est mince : 48 % pour le PLC et 47 % pour le Bloc.

Elle signifie plutôt que Carney bénéficie encore d’un rare état de grâce. En espérant que Mark Carney se souvienne des appuis québécois lors des futures négos avec Trump. Protégera-t-il les agriculteurs québécois, la gestion de l’offre et les industries de l’acier, de l’aluminium et de la forêt avec autant de détermination que pour l’automobile ontarienne ?


© Le Journal de Montréal