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Un milicien du Donbass au service d'ordre des gilets jaunes

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18.01.2019

GILETS JAUNES - C'était une première expérience pour limiter la casse. Samedi 12 janvier, les gilets jaunes arpentaient pour un neuvième samedi d'affilée les rues de la capitale.

En milieu de journée, rue de Rivoli, à mi-chemin du parcours prévu entre Bercy et l'Arc de Triompe, Le HuffPost repère un groupe de manifestants portant des brassards blancs. Ils sont quelques dizaines à diriger et encadrer le cortège de plusieurs milliers de personnes, s'interposant parfois entre les forces de l'ordre et les manifestants qui veulent en découdre.

Intrigués, nous interviewons les membres de ce service d'ordre, une première depuis le début de ces manifestations hebdomadaires souvent émaillées de violences. "Nous voulons éviter de répondre à la provocation de Macron et Castaner et que les médias présentent les gilets jaunes comme des casseurs", explique à notre micro Jean-Paul.

Un autre gilet jaune, béret militaire sur la tête et se présentant comme "Anthony", explique que le dispositif est nécessaire à toute manifestation déclarée. "Étant donné que des gens ont déposé une déclaration de préfecture, il faut un service d'ordre pour contenir les éventuelles violences", affirme-t-il, comme vous pouvez le voir dans la vidéo ci-dessous.

Mais après la publication de ce reportage, Le HuffPost est interpellé par des internautes signalant la véritable identité d'Anthony. L'homme s'appelle en réalité Victor Lenta. Il s'agit d'un ancien parachutiste du 3e RPIMa de Carcassonne, ancien membre du Bloc identitaire et des Jeunesses nationalistes à Toulouse.

Dans son livre "Vol au-dessus d'un nid de fachos" paru en 2014, le journaliste Frédéric Haziza affirmait que Victor Lenta a été renvoyé de l'armée pour avoir participé avec le groupuscule néonazi Languedoc War à l'incendie d'une mosquée à Colomiers (Haute-Garonne) en avril 2008. Des propos qui ont cependant valu à son auteur et l'éditeur une condamnation pour diffamation en avril 2016.

À Causeur, le Français d'origine colombienne évoque simplement des "problèmes politiques" pour expliquer son départ de l'armée et souligne avoir été impliqué "que dans une sombre affaire de rixe avec un étudiant chilien". L'homme fait référence à la violente agression de Manuel Andrès Pardo en 2012 à Toulouse, pour laquelle Mathieu Clique, ex-chef du Bloc Identitaire, a écopé de trente mois de prison dont douze avec sursis.

Victor Lenta est aussi le cofondateur du mouvement ultranationaliste "Unité continentale", organisation qui........

© Le Huffington Post