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Pourquoi l'affaire des "blackfaces" met Justin Trudeau dans une position si délicate

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19.09.2019

CANADA - Séisme au Canada. Alors que la campagne pour les élections fédérales canadiennes du 21 octobre bat son plein -le scrutin qui va désigner la prochaine chambre des Communes et donc le Premier ministre du pays-, une affaire vient soudainement rebattre toutes les cartes.

Depuis le mercredi 18 octobre, plusieurs clichés et vidéos montrant le Premier ministre sortant, Justin Trudeau, portant du maquillage noir ou brun, ont été dévoilés par différents titres de presse. Des “blackfaces” (ou “brownfaces”) éminemment racistes qui ne passent absolument pas, surtout pour un homme qui se rêve en chantre du multiculturalisme depuis son accession à la fonction suprême en novembre 2015. Chroniqueur pour le média québécois La Presse, Yves Boisvert en parle même comme du “Premier ministre le plus passionnément inclusif et multiculturel que ce pays a connu”.

Et bien avant le scrutin à venir et donc son éventuelle réélection, se pose la question de la campagne de Justin Trudeau, ou en particulier du positionnement qu’il compte adopter. En effet, comme le note notamment le journaliste du Washington Post J.J. McCullough, depuis des années, le parti libéral du Premier ministre a pris l’habitude de critiquer, jusqu’à pousser parfois des opposants à la démission, en insistant sur des erreurs passées qu’ils avaient commises. Une stratégie qui, si la logique est suivie, devrait se concrétiser avec le départ de Justin Trudeau, à en croire le chroniqueur ouvertement conservateur.

This story is moving so fast and I'm having a hard time coming up with a coherent theory of it all. But basically, I feel like this will either kill "public shaming" as an acceptable tactic in Canadian politics, or Trudeau will have to go to let the tactic survive.

“Cette affaire évolue tellement vite que j’ai du mal à me faire une opinion à ce sujet. Mais globalement, j’ai l’impression que soit elle tuera ‘l’humiliation publique’ comme tactique acceptable dans la politique canadienne, soit Trudeau devra partir pour laisser cette tactique survivre”.

Interrogé sur la possibilité de continuer à s’en prendre à ses rivaux conservateurs de la sorte tout en restant “crédible”, le Premier ministre canadien a........

© Le Huffington Post