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Les conseils de Moussa Mansaly pour mener plusieurs carrières de front

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28.08.2019

CULTURE - “Musique ou cinéma, j’suis sur tous les rrains-te...” Il s’appelle Sam’s dans le rap, Moussa Mansaly au cinéma et il y a quelques années sur les pelouses du championnat de France de football, et à moins d’aller fouiller dans les crédits de leurs disques, il est pratiquement anonyme quand il écrit pour Kendji Girac, Naza ou Tal. À bientôt 36 ans, l’homme est un artiste accompli, qui jongle entre de multiples passions et talents, au gré de ses envies. En suivant son instinct surtout.

“Je suis une sorte d’éponge”, expliquait d’emblée Moussa Mansaly au HuffPost, au mois de mars dernier. “Je peux regarder un film, lire un manga, écouter un morceau et à chaque fois, je vais essayer de comprendre l’essence du truc pour l’assimiler. Quand je sors quelque chose, inconsciemment, je produis forcément des choses différentes.” C’est ainsi qu’il a pu collaborer avec Youssoupha dans le rap, jouer au cinéma avec Franck Gastambide et dans l’acclamé “Patients” nommé quatre fois aux César, écrire pour des artistes de variété, de pop, de tango même.

Ce mercredi 28 août -moins de six mois après avoir sorti “Deus Ex Machina”, son dernier projet musical, et alors qu’il vient de terminer le tournage de “Validé”, une série produite par Canal , c’est sur grand écran qu’il fait son retour. Dans “La vie scolaire”, le nouveau film de Grand Corps Malade et Mehdi Idir en salles ce 28 août, il incarne un professeur d’un collège de Seine-Saint-Denis, qui voit débarquer une nouvelle CPE.

Cette polyvalence extrême qui transpire de sa carrière, Moussa Mansaly en livre les clés. “C’est une question de feeling: parfois tu réalises qu’il faut partir dans une direction, parfois c’est une opportunité qui te pousse. Et cela nourrit à chaque fois.” Il donne ainsi l’exemple de “Deus Ex Machina”, le projet de huit morceaux qu’il a sorti début février, pratiquement sur un coup de tête. ”À un moment, j’ai réalisé que j’avais énormément de titres et passé beaucoup de temps en studio. Alors j’ai levé la tête et j’ai fait un point. J’ai sorti un projet tout en continuant ce que j’avais à côté.”

Mais posséder autant de cordes à son arc, c’est aussi risquer de ne jamais exceller. “Quand tu sais tout faire, tu peux faire n’importe quoi. Ou ne rien faire très bien. Alors le but, c’est de trouver dans tout cela ce qui nous correspond, savoir comment mettre tout ce que l’on a appris au service de ce que l’on veut faire. De la meilleure des manières. C’est là qu’est le challenge: trouver comment se perfectionner, toujours plus”, explique-t-il au........

© Le Huffington Post