La fin de l’histoire |
La plupart des gens aiment avoir le contrôle de leur vie, ou du moins une impression de contrôle. Cela s’exprime dans nos choix vestimentaires ou alimentaires, entre autres. Que l’on soit riche ou pauvre, on ne portera pas une robe jaune si on déteste cette couleur. On ne mange pas de sardines si ça nous roule dans la bouche. Dans la mesure du possible, et selon nos moyens, on tente en somme de vivre notre vie en accord avec nos goûts et nos valeurs.
Mais la vie étant ce qu’elle est, celle-ci se charge bien souvent de nous rappeler que, malgré tous nos efforts pour tenir les rênes de notre existence, nous ne sommes jamais à l’abri d’un serpent qui passe sur le chemin et fait ruer notre cheval. Alors, on est désarçonné, et on tombe lourdement au sol.
Souvent, la chute nous étourdit un peu, mais on arrive à remonter en selle rapidement. Parfois, on change de cheval, croyant que c’est lui, le problème. Alors, on divorce, on change de carrière, on change de quartier. Mais il y a fort à parier que, même sur ce nouveau cheval, un simple coup de tonnerre au loin suffira à le faire partir à l’épouvante. Et c’est ainsi que l’on se retrouve de nouveau éjecté, le corps et l’âme meurtris dans le fossé.
Beaucoup de choses peuvent provoquer nos chutes : la perte d’un emploi, une peine d’amour, la maladie, une agression. Dans le cas d’une agression sexuelle, se relever demande plusieurs étapes de guérison assez complexes. Chaque victime réagit........