Chronique|Au Temple de la renommée Salomé Corbo

Je vous parlais récemment de mon amour des compétitions sportives en tous genres, et particulièrement des séries éliminatoires de la Ligue nationale de hockey. Mais il y a une autre ligue nationale qui a conquis mon cœur, il y a bien plus longtemps encore : la Ligue nationale d’improvisation (LNI).

Créée à Montréal en octobre 1977, soit à peine un an après ma naissance, la LNI est devenue avec le temps ma plus longue et ma plus fidèle collaboration artistique. J’y joue depuis plus de 24 ans. J’y fais encore de merveilleuses rencontres et j’y ai déployé énergie, passion et — j’ose le dire bien humblement — un certain talent.

Cette compagnie théâtrale hors norme imaginée par Robert Gravel et Yvon Leduc, qui mêle les codes du hockey à ceux du théâtre, a vu évoluer en son sein des artistes exceptionnels. Pensons à Marie Michaud, Guylaine Tremblay, Denis Bouchard, Normand Brathwaite, Michel Rivard, André Melançon, Sylvie Potvin, Marcel Sabourin, Claude Legault et des dizaines d’autres tout aussi fabuleux.

Tous ces formidables artistes se sont risqués sur cette patinoire avec une bonne dose de courage et d’abnégation. Et pour souligner leur apport considérable à l’évolution de cet art, depuis 2001, la LNI, toujours dans cette idée d’emprunter aux codes du hockey, a créé le Temple de la renommée de la LNI.

Lundi soir, le 4 mai, dans un MTelus plein à craquer, ce temple a rouvert ses portes, restées closes depuis 2017. Pour déployer à........

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