L’IA a soif et le problème est dans l’assiette |
Une amie qui a étudié l’intelligence artificielle (IA) au MIT me faisait récemment remarquer que trente minutes d’utilisation de l’IA consomment environ l’équivalent d’une bouteille d’eau. C’est une image qui frappe. En même temps, sur les plages de Tulum et de Playa del Carmen, le sable blanc disparaît sous des couches brunes et odorantes de sargasses. Les images qui circulent en ligne sont bien réelles. La zone côtière a déjà retiré de ses plages près du triple de la quantité de sargasses qui avait été retirée à la même période l’an dernier, selon les autorités municipales, et cela, c’est sans compter les volumes ramassés séparément par les hôtels.
L’Université de Floride du Sud, qui surveille la prolifération par satellite, prévoit une saison record d’ici l’été. La marine mexicaine déploie des navires collecteurs et des kilomètres de barrières flottantes au large du Quintana Roo, pour une facture qui se chiffre en centaines de millions de pesos, et personne ne sait combien d’années cette mobilisation devra être maintenue. Les chercheurs ont pourtant trouvé l’origine du fléau. Ce sont les engrais agricoles qui ruissellent vers l’Amazone, qui les déverse dans l’Atlantique. Ces nutriments nourrissent les algues, que le réchauffement des eaux fait proliférer à une vitesse inédite.
Ce qui se passe au Mexique se rejoue à plus petite échelle au Québec. De nombreux riverains regardent depuis quinze ans leur plan d’eau virer au vert. Les cyanobactéries........