Un salaire qui se mérite
Pendant qu’on tente de confondre lynchage et congédiement, est-ce qu’on se demande ce qui serait arrivé si un p.-d.g. francophone s’était adressé en français seulement aux parents d’un jeune pilote anglophone originaire du Rest of Canada (ROC)?
Pendant qu’on dit que ce n’est pas grave de ne pas parler français puisque ce serait seulement aux services à la clientèle qu’il faudrait parler français, qu’arriverait-il si le p.-d.g ne parlait que français, sans même être capable de lire phonétiquement un message scripté en anglais ?
Pendant qu’on dit que la langue n’est pas importante puisque c’est le rendement pour les actionnaires qui compte, qu’arriverait-il si un p.-d.g ne parlait qu’une langue étrangère, comme l’allemand par exemple ?
Pendant qu’on se demande s’il est réaliste de pouvoir lire un message écrit en français après quelques centaines d’heures de cours, le premier ministre Mark Carney lit un message scripté en japonais à la première ministre du Japon.
Pendant que Carney lit un message en japonais sans avoir jamais rien promis ni suivi de cours aux frais des contribuables canadiens, notre gouverneure générale est toujours elle aussi incapable de lire un message écrit en français.
Pendant tout ce temps, quand on veut pas, on peut pas. Quand on ne peut ni ne veut, on ne mérite ni un salaire de p.-d.g. ni un salaire de gouverneure générale. À moins que le français ne soit une langue étrangère…
