Enseigner ou endoctriner? |
J’ai déjà dénoncé dans ces pages le fait que des institutions publiques (universités, collèges, etc.) s’arrogeaient un pouvoir linguistique qui ne leur appartient pas, en faisant usage de l’écriture dite « inclusive » dans leurs communications officielles. Que penser maintenant d’un professeur qui imposerait cette « féminisation orale » et écrite à ses étudiants et en ferait l’objet d’une évaluation de leurs travaux dans le cadre de la prise en compte de la « qualité du français », au même titre, donc, que l’orthographe d’usage, la grammaire, la syntaxe, etc. ?
Le cas n’est pas hypothétique. C’est ce qui est arrivé à Maxim Tremblay-Gaudet, lors d’un cours de littérature qu’il suivait à l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Cela l’a suffisamment choqué pour qu’il porte plainte auprès des instances de son université. Il trouvait en effet totalement déplacé qu’un professeur contraigne ses étudiants à user d’« un français reconfiguré selon ses principes idéologiques » (ce sont ses propres mots). Et si chacun, se demande-t-il, « impose sa propre grammaire, comment s’y retrouve-t-on en tant qu’étudiants ? » Imaginons seulement qu’un enseignant décide de son propre chef d’une réforme de l’orthographe ou de l’accord du participe passé et se mette à évaluer en conséquence les travaux écrits de ses étudiants. Cela apparaîtrait-il légitime ?
Le cas vécu par Maxim Tremblay-Gaudet était d’autant plus problématique que le guide fourni aux étudiants de ce cours pour les aider dans cette « féminisation » de la langue........