Chronique | Une tendance lourde pour le PQ

Les mêmes causes produisent généralement les mêmes effets, dit-on. Ce principe de causalité a sans doute ses limites, dans la mesure où les circonstances ne sont jamais exactement les mêmes et celles dans lesquelles se tiendront les élections du 5 octobre sont assurément particulières.

Il reste que certaines tendances sont suffisamment lourdes pour résister aux aléas de la conjoncture. Ainsi, lors des 12 dernières élections, le Parti québécois a réussi à gagner des points en cours de campagne à seulement deux reprises, en 1989 et en 2022, sans doute parce que ses chances de l’emporter (et donc de tenir un référendum) étaient pratiquement nulles.

Même les fois où il a remporté la victoire, son résultat a été moins bon que celui du dernier sondage précédant le déclenchement des élections. Il a réalisé le meilleur score de son histoire (49,3 %) en 1981, ce qui ne l’avait pas empêché de perdre cinq points entre le début et la fin de la campagne électorale.

Inversement, le Parti libéral du Québec a plutôt eu tendance à améliorer son sort — ou à tout le moins maintenir ses acquis —, même quand il a subi la défaite. Lors de ces mêmes 12 élections, il a perdu du terrain à seulement quatre reprises : en 1998, 2007, 2012 et 2022.

En quatre élections, la Coalition avenir Québec a paradoxalement fait des gains supérieurs à 10 points quand elle a été défaite et a perdu du terrain quand elle a gagné.........

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