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Chronique | Les coudées franches

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10.09.2026

Paul St-Pierre Plamondon ne pouvait quand même pas reprendre l’expression de Jean Charest et demander à la population de lui permettre d’avoir « les deux mains sur le volant ». Le troisième mandat (2008-2012) de l’ancien premier ministre n’a pas laissé de très bons souvenirs, avec la commission Bastarache, la commission Charbonneau, la grève étudiante, les filouteries de Tony Tomassi…

Ce ne sont pas des dérapages de ce genre qui font manifestement hésiter les électeurs à laisser les « coudées franches » au Parti québécois (PQ) le 5 octobre prochain, comme le réclame son chef, qui a évoqué les nombreux domaines où la capacité d’agir que confère une majoritaire parlementaire serait avantageuse : santé, éducation, itinérance, infrastructures, bureaucratie…

Cet avantage est indéniable. Le gouvernement de Pauline Marois (2012-2014) aurait sûrement pu faire davantage s’il avait été majoritaire. Le Québec aurait peut-être pris le virage des soins à domicile que proposait Réjean Hébert, les dispositions de la loi 101 auraient vraisemblablement été étendues au cégep et la laïcité de l’État aurait déjà fait l’objet d’une loi.

Le principal objectif de M. St-Pierre Plamondon est tout autre : sans majorité parlementaire, la tenue d’un référendum sur l’indépendance deviendrait très problématique, sinon impossible, quoi qu’il en dise. Si les intentions de vote du PQ plafonnent autour de 30 %, c’est avant tout parce que sept électeurs sur 10 ne veulent pas de ce........

© Le Devoir