Chronique | Le loup dans la bergerie

Paul St-Pierre Plamondon était simplement 24 heures en avance en évoquant Le temps des bouffons. La séance du comité des affaires étrangères et du développement international de la Chambre des communes, mercredi soir, aurait fait les délices de Pierre Falardeau.

Il arrive que l’ignorance ressemble davantage à du mépris. Plus de 60 ans après l’énoncé de la doctrine Gérin-Lajoie, sur le prolongement international des compétences constitutionnelles du Québec, il était renversant de constater qu’au plus haut niveau d’Affaires mondiales Canada, on n’avait pas la moindre idée de ce dont il s’agissait.

Il est vrai que, dans ce sérail déjà peu accueillant pour le français que constitue la fonction publique fédérale, Affaires mondiales Canada y est historiquement réfractaire et fait le désespoir du commissaire aux langues officielles. S’il ne vaut pas la peine d’apprendre sa langue, pourquoi faudrait-il s’attarder aux ridicules prétentions du Québec de faire entendre sa voix sur la scène internationale ?

Ses quatre années passées aux Affaires étrangères ont appris à Mélanie Joly que la géopolitique est une chose trop importante pour qu’on laisse les provinces s’en mêler. Elle aurait quand même pu en profiter pour déniaiser un peu ses fonctionnaires. Ne pas reconnaître la validité de la doctrine Gérin-Lajoie est une chose, en........

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