#pasdephotodetoi, pour un été sans traces |
Mettre en ligne une photo de son enfant semble, pour bon nombre de parents, un geste tendre et naturel. Qu’il s’agisse d’un anniversaire, d’une sortie à la plage ou d’une crème glacée partagée entre amis, ces souvenirs se transforment aisément en publications. En 2025, cette habitude mérite pourtant d’être réexaminée tant elle soulève des enjeux majeurs en matière de protection de l’enfance.
Le phénomène appelé sharenting — contraction des termes share et parenting — s’est installé dans nos habitudes numériques. Au Canada, selon une étude menée par Option consommateurs en collaboration avec le Commissariat à la protection de la vie privée, 84 % des mères d’enfants de moins de 2 ans publient des images de leur progéniture en ligne. Au Québec, malgré l’absence de données officielles aussi précises, plusieurs sources confirment que la pratique est tout aussi répandue. Selon une étude universitaire menée à Montréal, 93 % des parents publiant du contenu numérique ignorent les risques liés à cette diffusion, et 80 % comptent parmi leurs abonnés des personnes qu’ils........