Le contre-exemple albertain
Mark Carney semble en voie de réussir à apaiser le séparatisme albertain, au fort cher coût de compromissions climatiques successives et d’une réécriture perpétuelle de ses politiques publiques. Le premier ministre s’apprête maintenant à devoir composer à la fois avec un second flanc indépendantiste, si le Parti québécois est élu lundi soir, comme le prédisent jusqu’ici les sondages. Auquel cas ses contorsions de pacification dans l’Ouest risquent rapidement de le rattraper, lui ayant lié les mains dans l’Est.
Ce prélude référendaire albertain, tout comme celui qui se dessine au Québec, est accueilli pour l’heure avec une discrétion fédérale la plus totale. Pas de grands rassemblements ni de grands discours. Tout au plus quelques figures conservatrices (mais toujours pas l’ex-premier ministre Stephen Harper) implorent-elles leurs concitoyens des Prairies de ne pas reconduire la consultation sur l’indépendance qui s’y tiendra dans moins de trois semaines.
Les libéraux fédéraux, pour leur part, préfèrent se raccrocher, dans les deux cas, à la timidité de l’appui à la souveraineté — à peine 23 % des Albertains souhaiteraient voter le 19 octobre pour que la province entame « un processus juridique et contraignant » sur la question, selon la........
