La suite ou la fin?
Les legs politiques mettent des années à se définir, et celui du premier ministre François Legault, bien qu’il soit d’ores et déjà décortiqué, n’y fera pas exception. Sa réalisation la plus marquante — la création de toutes pièces d’un parti, porté au pouvoir en l’espace d’à peine sept ans, pour former deux gouvernements majoritaires, coup sur coup de surcroît — reste en outre à écrire. À la veille de l’élection de la personne qui lui succédera, parmi deux candidats au « renouveau » antinomique, la question du sort même de sa Coalition avenir Québec (CAQ) demeure entière.
À terme, l’histoire retiendra certainement du règne de François Legault son affirmation sans ambages de l’identité nationale et constitutionnelle du Québec. Par le biais de gestes forts pour la culture québécoise ainsi que de voies de passage innovantes, il a cherché à affirmer la préséance de la langue française et à établir la laïcité de l’État québécois. Un nationalisme assumé, érigé en lois même, toutefois non sans malheureux dérapages faits d’excès ou d’incohérences. Le vœu fondateur de fortifier la nation québécoise se retrouvant, au fil des mandats, à la polariser malencontreusement.
Sa troisième voie, l’autonomisme, jadis........
