La prévisible tache d’huile
Que le retour de la taxe fédérale sur l’essence prévu en septembre soit impopulaire — après sa suspension temporaire en avril face à la flambée des prix du pétrole découlant de la guerre en Iran — était plus que prévisible. Rarement, sinon jamais, les citoyens n’ont d’appétit pour une telle hausse de leurs redevances, et ce, même pour celle qui préserve un statu quo précédemment annoncé. Ne serait-il pas rafraîchissant, néanmoins, de voir Mark Carney renouer cette fois-ci avec le courage climatique, plutôt que de céder à nouveau à l’électoralisme ?
Les conservateurs de Pierre Poilievre et ceux de Doug Ford, en Ontario, enjoignent déjà sans surprise, haut et fort, au gouvernement fédéral de M. Carney de pérenniser ce retrait de la taxe d’accise sur l’essence de 10 cents le litre et de 4 cents dans le cas du diesel. Ce répit à la pompe demeure nécessaire, arguent-ils en chœur, puisque le conflit en Iran qui paralyse le trafic de pétrole dans le détroit d’Ormuz reste enlisé. Un appel partagé par la Fédération canadienne des contribuables, par un sondage commandé auprès de Léger qui confirme que 63 % des citoyens s’opposent — quel étonnement ! — au retour de cette taxe sur l’essence le 7 septembre.
Une fois levée, toute taxe devient inévitablement drôlement plus compliquée à réimposer… Il suffit d’en........
