L’iniquité quintuplée du mode de scrutin
La promesse a été brandie à trois reprises, dans le passé, pour finir par être chaque fois reniée. Au lendemain des élections du 5 octobre, en voie de voir non moins de cinq partis politiques se départager la carte électorale et tous faire élire des députés selon des disproportions diverses par rapport aux votes récoltés, la réforme du mode de scrutin risque de redevenir d’autant plus d’actualité. Si tant est que le meneur de la joute électorale, Paul St-Pierre Plamondon, tienne parole et s’y attelle réellement, comme il le laisse entendre pour l’instant malgré des propos précédemment ambivalents.
L’incohérence entre suffrages exprimés et sièges obtenus à l’Assemblée nationale ne date évidemment pas d’hier. Si la tendance actuelle se maintient, cette course à cinq fera cependant, pour la toute première fois depuis 1976, élire des députés issus d’autant de formations politiques. Avec les distorsions de résultats électoraux qui viennent avec.
Or, un tel éclatement de l’échiquier partisan québécois ne confirme-t-il pas que le moment est venu d’étudier une fois pour toutes, pleinement et jusqu’au bout, l’idée de revoir notre mode électoral ?
Le chef péquiste y croit, a-t-il certifié succinctement (tout au plus d’un « oui ») en réponse à la question en ce sens de Ruba Ghazal, de Québec solidaire........
