Éditorial|Une trêve d’échecs Marie Vastel |
D’ultimatums et menaces forcenées en reculs stratégiques successifs, Donald Trump s’enfonce, une bravade avortée à la fois, dans ses derniers retranchements, sans égard au chaos qu’il sème à la volée, des pays du golfe Persique au Liban. Et sans vergogne quant au chaos qu’il dédiabolise, se surpassant en barbarie et en propos outranciers. Qu’importe que la voie de sortie s’annonce tout aussi chaotique que sa guerre irréfléchie. Ou que l’Iran s’apprête au bout du compte à en ressortir grandi. Le président américain criera victoire… même si ce n’est que dans le désert métaphorique.
À peine Donald Trump claironnait-il le décret d’un cessez-le-feu temporaire que Téhéran et Israël redoublaient leurs déflagrations, confirmant que le président des États-Unis ne maîtrise rien du tout et n’est plutôt qu’un vulgaire pion dans ce conflit dans lequel il s’est laissé aveuglément entraîner.
Un belligérant si exaspéré de s’y embourber, de surcroît, qu’il en a perdu toute moralité (ou serait-ce la raison), indigne des fonctions de président d’un pays qui condamnait jadis, dans un passé non si lointain, les crimes de guerre et même génocidaires qu’il menace aujourd’hui ouvertement de commettre. Le........