Angine de Poitras |
J’aime vendre les livres que j’édite de la même manière, j’imagine, que le cultivateur qui vend ses légumes au marché. Il y a quelque chose là de profondément satisfaisant, ça vient compléter le cycle. C’est ce que je me disais, samedi, en rentrant du Salon international du livre de Québec, après une journée avec mon chapeau d’éditrice. Le soir, quand on revient, heureux mais épuisé d’avoir jasé avec les auteurs, conseillé les lecteurs, parlé toute la journée, soit on crashe dans la chambre d’hôtel, soit on repart pour le quart de nuit, en sachant qu’on payera pour le lendemain.
J’avais prévu rester tranquille à l’hôtel jusqu’à ce qu’une personne que j’adore m’annonce que nous avions deux places au spectacle du groupe de l’heure. Oui, on parle du duo picoté angineux, dont la chanson Fabienk est actuellement au premier rang des pièces les plus virales au monde sur Spotify. Oooooohhhhh ! Ravissement, excitation, surprise. C’est une vraie chance de voir Angine de Poitrine en ce moment dans les petites salles bookées avant l’explosion du buzz, et dont les guichets sont tous fermés.
Ça se passait au Pantoum, berceau des talents musicaux les plus éblouissants à avoir émergé ces dernières années. La salle d’environ 200 places est comprise dans un complexe de création musicale où se trouvent également un studio d’enregistrement et des locaux de répétition.
La loge est située en haut de la salle, ce qui fait que les musiciens entrent par la même porte que les spectateurs et doivent traverser la foule pour se rendre à la scène. Je suis entrée une ou deux minutes avant Klek et Khn, j’ai même dû me........