Idées|Et si on se permettait d’espérer mieux du réseau de la santé? Marie-Eve Poitras et Matthew Menear |
Seulement 21 % des Québécois estiment que le réseau de la santé fonctionne bien, selon un récent sondage de Léger. Pourtant, 77 % jugent que les soins offerts par les travailleurs du réseau sont de bonne qualité et, lorsqu’ils y ont accès, vivent une expérience de soins qui est positive et qui soutient leur condition de santé. Autrement dit, la qualité des soins et la confiance envers les professionnels sont bien réelles, mais l’organisation du système est largement perçue comme défaillante.
La première ligne est un acteur central de cette perception puisqu’elle constitue généralement le premier point de contact entre la population et le système de santé (médecins de famille, pharmaciens, IPS, travailleurs sociaux, physiothérapeutes, etc.).
Il est vrai que plusieurs avancées et innovations, comme la télémédecine, l’intelligence artificielle et l’élargissement des rôles des pharmaciens, des infirmières praticiennes spécialisées, des physiothérapeutes et autres, ont été observées au courant des dernières années. Il ne faut toutefois pas passer sous silence une avancée majeure qui a le potentiel de transformer la première ligne au Québec : la Politique gouvernementale sur la première ligne.
Lancée le 27 mars dernier, il s’agit de la toute première politique gouvernementale sur la première ligne au Québec, et ce, depuis la mise en place........