Débattre sans désigner |
Un congrès préélectoral de Québec solidaire. Une salle qui applaudit. Un nom lancé du podium. Et en 48 heures, le débat sur la richesse collective disparaît derrière un affrontement de réseaux sociaux.
Cette scène révèle quelque chose de nous. Elle expose un mécanisme que nous reconduisons collectivement, souvent sans le nommer.
Plus de douze mille personnes dorment dans la rue au Québec. Les grandes fortunes, elles, ne cessent de croître. Des économistes sérieux, des milliardaires eux-mêmes, réclament depuis des années une fiscalité plus exigeante envers les plus fortunés. Québec solidaire propose une taxe de 1 % sur les patrimoines dépassant 25 millions de dollars et de 2 % au-delà de 100 millions. Cette proposition mérite d’être entendue. Critiquée. Débattue sur le fond.
Ce n’est pas là que le bât blesse.
Devant une salle de militants, sous les caméras, un nom devient symbole : François Lambert. Le cellier, la bouteille de vin du vendredi soir, l’argent de poche. Rien n’a été laissé au hasard.
Puis la réplique est venue. Indigne du débat public. Personne n’a à se taire parce qu’il........