Quelques mirages et peu d’évolution |
L’énoncé économique présenté mardi par le gouvernement fraîchement majoritaire de Mark Carney ne vient ni renverser les tendances ni signer d’audacieux changements de paradigme à l’encre du courage. Cet exercice budgétaire recèle quelques bonnes nouvelles, mais présente des angles morts préoccupants et des effets d’optique savamment entretenus.
Comme cette diminution du déficit, très ardemment souhaitée après des années de torpeur économique entretenue par le premier ministre Justin Trudeau. La réduction du déficit de 11,4 milliards de dollars est accueillie avec soulagement. Le gouvernement fédéral a révisé à la baisse le déficit initialement prévu de 78,3 milliards, pour le ramener à 66,9, mais cela demeure l’un des plus lourds bilans de l’histoire, il ne faut pas l’oublier.
Mais l’origine de cette marge de manœuvre n’a rien à voir avec une gestion d’une rigueur exemplaire ni non plus des arbitrages douloureux. Elle découle d’une croissance économique plus vigoureuse qu’anticipé et de l’impact moins dévastateur que prévu des tarifs douaniers américains — en plus de la hausse du prix du pétrole, qui fait croître les revenus du gouvernement.........