Des communautés autochtones à bout de souffle |
Un autre rapport vient conclure à la négligence crasse que font subir nos gouvernements aux communautés autochtones, et cela, dans une indifférence qui donne la honte. Amnistie internationale jette un regard qui fait mal sur ce qu’apparemment nous avons du mal à voir, même si cela crève les yeux : la crise du logement dans certaines communautés est si criante qu’elle entraîne une série de violations des droits fondamentaux. L’exemple de Manawan, où les Atikamekw s’entassent dans des conditions inhumaines, est révoltant.
À 250 kilomètres au nord de Montréal, accessible par une seule route, en gravier, jugée dangereuse car empruntée par des camions forestiers, le territoire de la communauté atikamekw de Manawan regroupe quelque 3100 personnes, pour à peine 405 logements. Faites le calcul : cela signifie qu’en moyenne 7,8 personnes s’entassent à une même adresse, certains logements allant jusqu’à abriter 17 personnes en permanence. Des enfants dorment à tour de rôle sur des matelas déposés en pleine cuisine. Les maisons sont envahies par les moisissures, des fenêtres ne s’ouvrent plus.
Les conséquences de cette promiscuité forcée débordent largement les quatre murs : insomnie, détresse psychologique, décrochage scolaire, problèmes de santé physique. La directrice des services éducatifs de Manawan raconte que des enfants arrivent à........