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Quand pourra-t-on revoir Cuba?

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21.06.2026

Quel contraste ! Pendant que nous cherchons à aller toujours plus vite avec notre TGV canadien, Cuba est complètement paralysée. Les rues de La Havane sont pratiquement vides, les usines étrangères ferment, et les touristes sont inexistants.

À Cuba, le pétrole ne « coulera pas à flots », détroit d’Ormuz ouvert ou non. L’autre blocus, celui que Trump a transformé en arme de guerre totale contre Cuba, si bien que l’Organisation des Nations unies (ONU) craint un « effondrement humanitaire », menace d’anéantir l’île. Imaginez, même Mastercard et Visa l’ont quittée. Sur ordre du président américain, bien sûr…

Cuba est d’abord une sorte d’éloge à la lenteur, le contraire de Trump, toujours pressé. On s’y rend pour le plaisir de tuer le temps en montant à bord d’une calèche conduite par un cocher aux allures débonnaires ou de rouler dans les almendrones (ces vieilles voitures des années 1950). On choisit l’île pour le farniente sur ses plages incomparables, pour son rhum, ses cigares et, surtout, pour son peuple chaleureux et sa culture unique.

Mon premier voyage sur l’île remonte au début des années 1990, à l’époque de l’effondrement de l’URSS, l’indispensable allié de Cuba. Cette période, appelée « la période spéciale », amorça une première remise en cause du système et s’accompagna de pénuries. Il était par exemple impossible de trouver des produits........

© Le Devoir