Libre opinion | Ma ruelle est vide

Juillet 2026, par un après-midi ensoleillé. Comme c’est le cas pour tant d’autres ruelles à Montréal, la mienne, celle de mon enfance, est déserte. Ce corridor entre les triplex des années 1950 et les avenues tranquilles ne résonne plus des cris et des rires (et parfois des pleurs) des p’tits mioches qui « l’habitaient » voilà 60 ans. Les cours vides ne servent plus désormais de refuge qu’aux moineaux et aux chats qui les observent, espérant un bon repas.

Finis ces bruits de poulies mal lubrifiées qui grincent alors qu’une mère suspendait la lessive de sa (trop) nombreuse famille, tout en entretenant une conversation avec une voisine. Tout cela pendant que mes chums et moi jouions « à la guerre » ou à la cachette, au ballon-chasseur ou au baseball. Sinon, il s’offrait à nous la possibilité de monter une pièce de théâtre improvisée, jouée dans un décor de vieux rideaux et pour........

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