Demain se prépare maintenant |
Confortablement assis sur une belle bulle hydrique grosse de 3 % des réserves en eau douce renouvelables de la planète, le Québec fait figure de privilégié. Les Québécois le savent et usent allègrement de cette manne, se hissant sans effort parmi les plus grands consommateurs d’eau de la planète avec 467 litres d’eau distribuée par personne chaque jour. Mais ce n’est pas parce qu’ils ont gagné gros à la loterie hydrique qu’ils resteront éternellement à l’abri des pénuries.
Des robinets se sont tus à Venise-en-Québec cet été, forçant la municipalité montérégienne à se faire livrer des dizaines de milliers de litres d’eau par camions-citernes. À Sainte-Élisabeth, dans Lanaudière, les pénuries d’eau sont devenues récurrentes ces dernières années, au point que la qualité de l’eau — quand elle coule — a commencé à en pâtir. À Mercier et à Saint-Rémi, le mois dernier, des agriculteurs ont dû se résoudre à laisser mourir des légumes dans leurs champs assoiffés. Et ce ne sont là que quelques échantillons d’un phénomène qui frappe de plus en plus aux quatre coins du Québec, selon une recension faite par Radio-Canada.
Signe que les pénuries ont dépassé l’anecdote, les puisatiers sont si débordés ces temps-ci qu’ils en sont réduits à abandonner l’ordinaire pour aligner les urgences et ramener à la vie des puits vacillants.........