Prix de consolation |
Il s’est marqué un total de 308 buts au dernier Mondial, un record, qu’expliquent en partie les 40 matchs de plus, avec 16 équipes ajoutées au tableau et la création d’un nouveau tour éliminatoire à 32 équipes. Mais même en tenant compte du nombre de rencontres plus élevées, cette Coupe du monde aura été particulièrement productive en attaque, avec près de trois buts (2,96) par match, la plus haute moyenne depuis le Mondial mexicain de 1970, qui a vu le troisième sacre du Brésil.
En juin, notre Mondial a, d’emblée, adopté l’allure d’un festival offensif avec des triplés de Messi et de Dembélé, des doublés de Mbappé, de Kane et de Haaland et j’en passe… La déception n’en fut que plus amère lorsque, après avoir soigneusement planifié l’élimination de toute possibilité de distraction de notre dimanche après-midi, et peut-être même remercié en secret, aussi égoïstement que perversement, en une horrible dissonance cognitive, la province voisine pour la mauvaise qualité de l’air qui nous chassait des terrains de jeu extérieurs et nous obligeait à nous réfugier sur le divan du salon — du moment que les magnifiques paysages d’entrepôts et de parkings du New Jersey, eux, n’étaient pas trop emboucanés… — n’en fut que plus amère, disais-je, lorsque la finale si attendue, celle de nos rêves, qui n’était autre que la reprise du choc au sommet d’il y a quatre ans avec, en prime, un Messi et un Mbappé s’affrontant en combat singulier pour le titre de meilleur buteur du tournoi et de meilleur buteur de l’histoire du Mondial, lorsque la finale si attendue, dis-je, et si vous me suivez toujours, se transforma sous nos yeux en une exhibition défensive plate à sens........