La cuvée d’octobre |
No time like October. Lorsqu’un frappeur se présentait à la plaque, à l’American Family Field de Milwaukee, je pouvais lire cette inscription sur un muret du stade à travers le filet du backstop. Vérification faite, c’est le slogan qu’a adopté le baseball majeur pour faire la promotion de ses séries de fin de saison. Et j’ai beau haïr tout ce qui ressemble de près ou de loin à une campagne de marketing, cette fois, je ne puis que m’incliner. Parce que oui, bien vrai, il n’est pas de meilleur temps que l’octobre, dont la cuvée 2026, avec ses arômes de fruits mûrs, sa robe amarante et ses notes de sous-bois, aura été un grand cru. Et ce n’était pas seulement à cause du baseball éliminatoire et de la Série mondiale.
Canadien gagne. Et les 46 arrêts de Fowler à Saint-Louis, c’est du caoutchouc, ça, les amis ! Il ne manque qu’un Crosby en quête d’une quatrième Stanley alimentant Demidov au centre du deuxième trio pour qu’un petit parfum de lilas printaniers se répande dans le Centre Bell. Les Roses de Montréal trônent au sommet de la Super Ligue du Nord et vont en découdre à Vancouver avec, dans leur mire, la coupe Diana B. Matheson — Diana qui ? Plus inconnue que ça, tu gagnes le prix Nobel de littérature.
Les Alouettes, elles, se préparent à venger la défaite subie il y a un an sur la tombe de Louis Riel — ou tout comme — aux mains des rudes porte-couleurs de la Saskatchewan. Et du bord états-unien des choses, pas toujours facile de résister au chant des siréniennes cheerleaders des dimanches après-midi, et du Sunday Night Football, et du Monday Night Football, et du Thursday Night Football, où se succèdent affiches alléchantes et matchs époustouflants.
Et puis, oui, le baseball. Les deux petits........