Voyage en Renaissance |
« La Renaissance est sans doute la période la plus fascinante de l’histoire occidentale », écrit le professeur Claude La Charité. Pourtant, nous la connaissons plutôt mal, moi le premier.
Je fréquente un peu Montaigne (1533-1592), grâce au philosophe André Comte-Sponville, qui en a fait son héros et qui, ce faisant, m’a convaincu de le lire. J’ai en tête une couple de poèmes de Ronsard (1524-1585) — « Mignonne, allons voir si la rose » et « Quand vous serez bien vieille, au soir, à la chandelle » — et j’ai entendu, comme tout le monde, les élucubrations concernant les pouvoirs divinatoires de Nostradamus (1503-1566), mais, pour le reste, ma connaissance de la période est mince.
Coincée entre l’imposant Moyen Âge et les temps modernes dont elle fait déjà un peu partie, la Renaissance, qui couvre, en gros, les XVe et XVIe siècles, est marquée par un renouveau dans les sciences, dans les arts et dans la littérature, paradoxalement inspirée par une redécouverte de l’Antiquité.
C’est à cette époque, dit-on, que serait né l’humanisme, un mouvement qui promeut une vision optimiste de l’humain, invité à déployer tout son potentiel par la connaissance. Érasme de Rotterdam (vers 1469-1536), par exemple, dans un traité sur l’éducation, aura cette formule célèbre —........