Pouvoir rouge |
Le printemps dernier, quand Paul St-Pierre Plamondon, chef du Parti québécois, a dit être « obligé de présumer » que le gouvernement du Canada l’espionnait en raison de ses activités indépendantistes, certains de ses adversaires politiques ont fait des gorges chaudes de sa sortie.
Un élu caquiste a déclaré qu’il ne croyait pas à cette histoire et un candidat solidaire s’est moqué à mots couverts de la paranoïa du chef péquiste. Ces candides refusaient d’imaginer que le bon Canada démocratique puisse se livrer à d’aussi basses manœuvres.
Les preuves en la matière, pourtant, ne manquent pas. Dans un article paru dans Le Devoir du 12 mai 2026, le journaliste François Carabin note qu’« au fil des années, plusieurs documents obtenus en vertu de la loi fédérale sur l’accès à l’information permettent de démontrer que la Gendarmerie royale du Canada (GRC) et le gouvernement fédéral ont effectué des activités de surveillance portant sur des leaders du mouvement indépendantiste — au premier chef René Lévesque ».
Les indépendantistes québécois, d’ailleurs, n’ont pas été les seules victimes des agissements du gouvernement fédéral. Quand le pouvoir fédéral se sent menacé dans ses prérogatives, il sort l’artillerie lourde, au mépris des conventions éthiques et........