Chronique|Mathieu Bock-Côté exalté Louis Cornellier |
J’ai déjà dit du bien de Mathieu Bock-Côté dans cette chronique. Je peux en dire encore. Très cultivé, l’homme est un maître d’éloquence débordant d’énergie, un infatigable brasseur d’idées et un redoutable polémiste. On sent chez lui une jubilation intellectuelle constante. Ceux que sa faconde frustre sont des pisse-froid. L’intensité, pour un intellectuel, n’est pas nécessairement un défaut.
J’ai déjà dit du bien de Mathieu Bock-Côté parce que je partage certaines de ses idées. Comme lui, je pense que le Québec s’étiole dans le Canada et que notre indépendance nationale s’impose comme une nécessité pour donner un avenir à un Québec ayant le français comme langue commune.
Comme lui, je refuse qu’on accable l’Occident de tous les maux de la terre et je suis favorable à une définition large de la liberté d’expression, tant qu’elle ne verse pas dans la diffamation et dans les appels à la violence.
J’ai déjà dit du bien de Bock-Côté, mais je n’en suis pas un disciple pour autant. Bien des choses m’éloignent de lui, et elles s’exposent tambour battant dans Le pessimiste joyeux (Fayard, 2026, 264 pages), le récent livre d’entretiens avec le journaliste Laurent Dandrieu que Bock-Côté vient de publier.
Je suis d’abord en complet désaccord avec lui concernant........