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Idées | Avons-nous encore le droit de parler de luxe?

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16.08.2026

Chaque lundi, Le Devoir vous propose de ralentir en réfléchissant avec lui à un sujet qui colore l’air du temps. Cette semaine, on s’intéresse à la richesse réelle et fantasmée.

Alors que le coût de la vie continue d’augmenter, parler de luxe peut sembler indécent. Au Québec, l’indice des prix à la consommation a progressé de 3,2 % en juin par rapport à l’an dernier.

La Société canadienne d’hypothèques et de logement prévoit par ailleurs une année 2026 marquée par une croissance économique lente, des coûts d’emprunt élevés et une demande de logements affaiblie.

Dans ce contexte, le mot « luxe » évoque spontanément l’excès, les logos, la consommation ostentatoire et un monde inaccessible à la majorité. Mais cette définition est peut-être trop pauvre.

Le luxe peut aussi désigner une relation différente aux objets et aux lieux : acheter moins, choisir mieux, entretenir, réparer et transmettre. Il peut parler de savoir-faire, de durée, de mémoire et même de sécurité retrouvée.

En période d’incertitude, cette conception du luxe mérite d’être discutée, précisément parce qu’elle s’oppose à l’accumulation rapide et au jetable.

David est issu d’une famille sicilienne établie au Québec, active depuis plusieurs décennies dans le secteur du meuble. Dans nos deux histoires familiales, les objets n’ont jamais été de simples........

© Le Devoir