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Je veux une SQDC des concombres

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07.08.2026

Elle m’énumérait ses oncles et ses tantes. Les treize. Mes grands-oncles et grands-tantes, donc. Elle récitait leurs noms en les comptant sur ses doigts. Rendue à quatre ou cinq, elle crut bon de me préciser qu’elle n’était pas en train de me les nommer en ordre de naissance. Comme si j’allais me souvenir de la chronologie des 13 enfants de mon arrière-grand-père boulanger en Abitibi. On était dans l’auto, et ça me paraissait un autre siècle. J’imagine que c’est parce que ça l’était. Un siècle où je voyais la nature très fournie et les chevaux qui battent les chemins de terre.

J’avoue que je me suis peut-être demandé ce que pouvait bien goûter le pain de mon arrière-grand-père à Malartic. Était-il très gonflé, comme un pain de ménage ? Est-ce que le blé qui faisait sa farine était mieux que celui qui a été concassé pour remplir l’immense sac que je déplace de mon îlot à mon comptoir de cuisine ?

J’achète la farine en très gros sacs maintenant, cher journal. Ça revient moins cher, tu sauras. Dix-huit dollars et quelques sous pour dix kilos. En plus, c’est plus pratique parce que tu en as tout le temps. Et puis, quand je marche jusqu’au magasin du coin et que je reviens avec ce paquet qui doit bien peser un enfant de deux ans qui ne veut pas faire la sieste, j’ai l’impression de vivre en pleine abondance. En plein potentiel ! Imagine tout ce qui rentre dans ce sac de farine ! Toutes les promesses de dessert ! Les choux à la crème, les tartes aux........

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