Canadiens 7, Nordiques 3
« La nostalgie n’est pas une stratégie », qu’il avait dit, le premier ministre du Canada, dans son discours devant le grand monde financier à Davos. N’empêche que j’ai vu cette semaine une partie de hockey disputée entre les Canadiens de Montréal et les Nordiques de Québec, cher journal. Absolument. En 2026. L’Avalanche du Colorado s’était déguisée en fantôme du passé. Les joueurs avaient la fleur de lys tatouée sur le maillot comme on l’aurait aperçue dans une joute de ruelle à la gloire des frères Stastny dans les années 1980.
« Quand les Nordiques ont déménagé pour le Colorado, j’avais 1 an », a lancé Phillip Danault, monsieur « Bonne Saint-Jean ! » lui-même, qui est de retour chez le Tricolore. Parlant de bleu-blanc-rouge, notre joueur français, lui, monsieur « tour du béret » en personne, Alexandre Texier, a dû avouer penaud que le chandail des Nordiques « ne sonnait aucune cloche » dans sa tête. À croire que personne n’a érigé de monument au but refusé d’Alain Côté en Auvergne.
La nostalgie est douloureuse et d’autant plus difficile à combattre quand les temps sont durs. Romancer le passé est tellement tentant. Rêver à l’été en plein hiver en omettant les moustiques, le son de la thermopompe du voisin, les canicules et le smog des feux de forêt. Juste les BBQ en famille, les glaçons dans le rosé et les terrasses........
