Les libéraux lâcheront-ils Radio-Canada? |
Il ne s’agit sans doute pas d’une coïncidence que les deux séries dramatiques canadiennes qui se sont le plus illustrées à l’étranger ces derniers temps n’ont été produites ni par Radio-Canada ni par son pendant anglophone. Le succès dont tout le monde parle, Heated Rivalry (Rivalité passionnée), est une production du service de diffusion en continu Crave, propriété de Bell Media. Il en est de même pour Empathie, la série francophone qui a séduit les critiques des deux côtés de l’océan Atlantique.
Ces deux séries, qui ont bénéficié du financement du Fonds des médias du Canada, sont le fruit de la nouvelle stratégie adoptée par Bell Media, aussi propriétaire des réseaux de télévision conventionnelle CTV et Noovo, visant à rentabiliser ses investissements dans le contenu canadien.
Afin de concurrencer Netflix, Amazon et autres plateformes américaines qui accaparent une grande part du marché canadien ces dernières années, Bell Media investit dans les séries dramatiques canadiennes qui peuvent être vendues à des diffuseurs étrangers. Il faut ainsi non seulement développer des séries en fonction des audiences locales, mais repousser les limites. Il faut surtout oser.
Même le ministre de l’Identité et de la Culture canadiennes, Marc Miller, en est venu à cette conclusion en chantant récemment les louanges de ces séries de Crave. « Je pense qu’il est important de noter que des émissions comme Heated Rivalry ne devraient pas être l’exception, mais plutôt la règle », a-t-il affirmé le mois........