La famille libérale recomposée |
Trois jours à peine après son assermentation comme premier ministre fédéral, il y a un an déjà, Mark Carney s’était envolé pour la France. Ce fut le premier des 17 voyages à l’étranger, dans près de 30 pays, qu’il aura effectués durant sa première année au timon du gouvernement canadien. N’eût été le fait que le Canada a été le pays hôte du sommet du G7 en 2025, il aurait passé encore plus de temps à l’extérieur. Il n’est donc pas du tout surprenant qu’il souligne son premier anniversaire au pouvoir à l’étranger.
Décidément, M. Carney aime se faire voir sur la scène internationale. Certes, ce n’est pas forcément contraire aux intérêts du Canada. On a rarement autant parlé du Canada dans les médias européens que depuis l’arrivée au pouvoir de M. Carney, et surtout depuis le discours si louangé qu’il a prononcé en janvier dernier au Forum économique mondial en Suisse. Il demeure cependant trop tôt pour tirer des conclusions sur le rapport qualité-prix de ces périples effectués aux quatre coins du monde. Telle est la nature même de la « puissance douce » (soft power) que M. Carney essaie de bâtir sur la scène internationale.
Si M. Carney a encore le luxe de passer autant de temps à l’extérieur du Canada, c’est en partie parce que son emprise sur l’électorat canadien demeure solide après un an au pouvoir. Selon le dernier sondage Léger publié la semaine dernière, le Parti libéral du Canada (PLC)........