Guerre culturelle |
Presque un an s’est écoulé depuis que Paul St-Pierre Plamondon a publié sa dorénavant fameuse diatribe accusant les porte-parole du milieu culturel québécois de « vacuité intellectuelle » et d’« aplaventrisme » après qu’ils eurent salué la nomination de Marc Miller comme ministre fédéral de l’Identité et de la Culture canadiennes.
Le chef du Parti québécois essaie depuis de réparer les pots cassés auprès d’une clientèle qui avait été auparavant au cœur du projet souverainiste. La nomination de Pascal Bérubé, le plus expérimenté des députés péquistes, comme ministre de la Culture dans son tout nouveau gouvernement ne serait pas étrangère à l’objectif de rallier les artistes québécois une autre fois à la cause.
« Si j’avais à résumer en une seule phrase mon programme et mon attitude, c’est que je vais beaucoup aimer les artistes, et ça va paraître dans toutes mes actions », a d’ailleurs lancé M. Bérubé la semaine dernière lors d’une rencontre avec la présidente de l’Union des artistes, Tania Kontoyanni. « Je vais les associer aux luttes qu’on devra faire. »
Quelles luttes ? Certes, il y a la bataille contre les géants numériques américains, auxquels Québec veut imposer des quotas de contenu francophone et l’obligation de contribuer financièrement aux productions locales. À la veille du Gala de l’Adisq, qui aura lieu dimanche soir, M. Bérubé s’est aussi engagé à travailler pour que les Québécois écoutent davantage de musique en français. Le récent rapport du Commissaire à la langue française, qui a révélé que le Québec est le marché non anglophone où on écoute le........