Risque ou occasion à saisir, ces 49 000 voitures chinoises?

Nous avons été entendus à titre d’experts devant le Comité permanent de la science et de la recherche concernant l’arrangement commun Canada-Chine sur les véhicules électriques (VE), à la suite de l’autorisation du gouvernement fédéral d’importer 49 000 véhicules électriques chinois par an. Au-delà des inquiétudes légitimes, une question plus large s’impose : voulons-nous subir la transition énergétique ou la structurer à notre avantage ?

La Chine domine largement le marché mondial des batteries lithium-ion (150 milliards de dollars américains en 2025, selon l’Agence internationale de l’énergie) et contrôle quasi totalement la production mondiale des batteries lithium-fer-phosphate (LFP). Paradoxalement, cette technologie résulte de travaux communs du CNRS, de l’Université de Montréal et d’Hydro-Québec. Abordable et sûre, la LFP prouve qu’une innovation née ici peut devenir un levier stratégique ailleurs.

Autoriser l’importation de ces 49 000 véhicules par an est une occasion à saisir. Bien encadrée, cette décision offre à la classe moyenne un accès concret à l’électromobilité et accélérera l’électrification de notre société.

Bien que les craintes du comité (sécurité nationale, cybersécurité, espionnage, emplois) soient justifiées et méritent une attention rigoureuse, elles doivent néanmoins être analysées le plus objectivement possible.

Il y a 50 ans, l’arrivée des voitures japonaises suscitait des appréhensions similaires. Aujourd’hui, Toyota et Honda figurent........

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