La culture, un levier d’action, d’influence et de résilience pour le Québec |
Avec la série Le monde dans l’urne, le Conseil des relations internationales de Montréal (CORIM) s’allie au Devoir afin d’approfondir la conversation électorale par le biais de lectures stratégiques internationales. Cette semaine, on discute de culture à l’ère du numérique.
Les Québécois seront appelés aux urnes cet automne et nous pouvons nous attendre à de nombreux débats et enjeux en lien avec la place du Québec à l’international. Si l’économie et la sécurité demeureront des thèmes centraux, les arts et la culture n’en sont pas moins importants. La culture façonne l’identité québécoise et participe à la préservation de la langue française au Québec. Bien plus qu’un simple secteur économique, la culture est un levier d’action, d’influence et de résilience pour le Québec dans une ère hautement teintée par le numérique.
La culture est bien présente dans l’ensemble des régions du Québec et celle-ci résiste aux géants américains et aux plateformes numériques étrangères. Or, au-delà de la résistance à cette pression, n’y a-t-il pas lieu de se questionner sur la manière dont le Québec pourrait s’illustrer davantage sur la scène internationale grâce à sa culture ? Un tel projet appelle un engagement fort de nos dirigeants québécois. Si le talent des artistes québécois n’est pas à mettre en question, leur dépendance accrue à des infrastructures numériques étrangères sème le doute sur la pérennité de la culture québécoise à l’étranger.
La souveraineté culturelle du Québec — donc sa capacité à produire, à soutenir et à diffuser ses œuvres (dans un sens très large) sans lien de dépendance à des infrastructures ou à des acteurs extérieurs — ne repose pas uniquement sur des politiques publiques. Il s’agit ici de la capacité du Québec à organiser la circulation de ses récits, de son........