La compète pouet pouet |
« Manne touristique », « 500 000 spectateurs », « retombées de 155 millions de dollars », « plus grand événement sportif à Montréal depuis les Jeux olympiques de 1976 », « l’heure n’est pas aux critiques », puis-je lire sur cette compète mondiale de vélo qui n’a rien à envier aux épreuves de F1 : gradins, foules, hélicos, sécurité (et casse-tête routier en prime).
Même si j’utilise mon vieux vélo chaque semaine, je n’irai pas admirer des sauterelles montées sur du carbone coûteux me filer sous le nez durant trois secondes en espérant qu’elles me lancent leur bouteille d’eau avec un échantillon d’ADN. Je n’ai pas le gène de la fan.
Merci pour moi, j’ai de la ratatouille sur le feu et elle ne sera jamais sur Strava. Scusez du peu, mais si la fin du monde est prévue pour avant la fin de cette décennie, je déguste ce qu’il reste de tomates et de rosé. On appelle ça un déni hédoniste ou un opportunisme de la dernière chance.
Je vais laisser à d’autres le soin de s’entredéchirer pour les meilleurs temps au chrono ; mes sympathies à ce jeune cycliste belge de 18 ans, mis hors course pour cause d’accident grave avec une auto. Joblo commence à être fatiguée de vous voir rouler des mécaniques. Ça va, on le sait que ton vélo pisse plus loin que le mien.
Déjà que l’ascension sociale n’est plus tellement possible avec toutes ces inégalités qui se creusent, il faudrait en plus applaudir ces mollets galbés à je-ne-sais-quels-enzymes tandis qu’ils gravissent Camillien-Houde ? Nope. J’ai du basilic à rentrer, les gels sont commencés. Continuez à pédaler dans la choucroute la gang, moi, je vise l’escalier de secours.
« La gloire, c’est comme une côte que tu montes à pied pis que tu redescends en bicik ! » Yvon Deschamps
« La gloire, c’est comme une côte que tu montes à pied pis que tu redescends en bicik ! »
Rabat-joie, mo-wa ?! D’abord, votre joie, vous m’en mettrez trois caisses, c’est pour emporter. J’en demande beaucoup, je sais. Ensuite, après vérification, les compètes, qu’elles soient à l’huile de genoux ou à l’huile de moteur, ça génère pas mal le même bilan de GES. Et ne commencez pas à me chipoter le bilan avec votre mauvaise foi et « la faute aux Chinois ». Vite fait, ce sont les spectateurs, vos hôtels surbookés qui font jouir la Chaire de tourisme Transat de l’UQAM, oups, je veux dire qui génèrent le plus de pollution, avions, déplacements, etc. Et puis, bien sûr, les participants de 80 pays, eux-mêmes, et leur suite. Sans compter le tapis de bitume, pur velours, déroulé sur tout le parcours.
Contre-la-montre généralisé
Vous l’aurez compris, je n’ai........