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Ça se peut tellement que toute

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19.03.2026

Je ne peux pas m’absenter deux minutes sans qu’un débat sur les motifs à pois ou le natalisme nationaliste de droite éclate. J’ai essayé d’observer le cours des choses à l’horizontale et, finalement, peu importe la posture, mes sinus explosent et le monde aussi. J’ai failli demander l’aide médicale à mourir (AMM). Avec un peu de chance, je cocherai toutes les cases : plus de 60 ans, femme, progressiste (de la pire mouture, féministe incurable), qui sait lire et écrire, #freethenipple et poitrine modeste.

Si la manosphère s’impose comme elle l’a fait avec MAGA (je recommande énergiquement le documentaire du journaliste britannique Louis Theroux, Inside the Manosphere, financé par Netflix), on se débarrassera des ménopausées comme on l’a fait des sorcières de Salem. Nous ne serons d’aucune utilité.

En attendant, mon angine de sinus se porte bien et je confirme que l’antibiorésistance est un réel sujet d’inquiétude chez les scientifiques (en témoigne cette entrevue avec le bactériologiste Thierry Naas). Première cause de mortalité d’ici 2050, gang, si on n’a pas trouvé un meilleur moyen de s’anéantir. Nous allons revenir aux tisanes de racines de pissenlit. Comme dit mon B avec un humour qu’il n’a pas hérité des voisins : « La sélection naturelle va enfin faire son travail, momz ! » Terminées les espérances de vie de privilégiés assistées par le Big Pharma. Au Népal, je serais déjà une déesse déchue étampée sur un t-shirt.

Merci à ma médecin de famille, que je soudoie en pots de confiture, pour l’aide médicale à vivre (AMV).

Je vous ai glissé un mot sur ce groupe dada pythago-cubiste l’année dernière, ici, après l’avoir vu au MTelus (en première partie de Klô Pelgag). Si ce n’est pas une preuve suffisante de ma relation organique avec les extraterrestres, je ne sais pas ce qu’il vous faut. J’essaie de vous envoyer des messages subliminaux avec un succès bien relatif.

J’ai demandé à mon ex-amoureux français, musicien math punk et sovietwave avec qui j’ai traversé la pandémie (en confinement avec sa guitare électrique, du mush et ses lumières DEL) ce qu’il en pensait : « Je savais que tu me poserais la question ! C’est du math rock microtonal tout pété. » Bref, je vous épargne les détails de nerd (il est pâmé de ouf), et il m’a qualifiée de hipster parce que j’ai vu ce groupe en show avant son succès mondial. J’ai du pif, même pour ça. Faut juste suivre.

Ce qui est le plus drôle dans tout ça, ce sont les commentaires sur la chaîne YouTube de KEXP. Régalez-vous,........

© Le Devoir